Sports et terrain de sport

Le développement dans le quartier des premières activités sportives se fit au sein du patronage de l’église Saint-Jean-Baptiste. Toutefois, il existe un terrain de sport depuis les années 1930. En effet certains témoins racontent qu’il existe depuis 1934 un terrain de sport avec des vestiaires. Des jeunes venaient régulièrement y jouer par tous les temps.

Ils allaient ensuite se laver aux puits de la ferme de la Garenne. Les filets des buts étaient entreposés dans le grenier de la ferme. Ce terrain s’appelait le champ du taureau, en raison d’un épisode délicat où un taureau s’était échappé d’une ferme voisine, venant semer la terreur sur le terrain. Ce terrain qui existe toujours aujourd’hui est situé en face de l’école Urbain Leverrier. C’est sur ce terrain qu’était organisé le feu de la St-Jean, animé par l’Amicale Croissant Pin Sec, Croissant, Pilotière et les membres de la revue de la Cloche. Il a aussi existé un autre terrain de sport dans le quartier en face de l’actuelle poste, mais il a aujourd’hui disparu.

Puis un groupe de jeunes du quartier a créé un club de football « Le club du Pin Sec, qui s’appelait l’amicale laïque du Pin Sec, il a été crée en 1965, on n’était pas vieux, on avait 19 ans. On était 4-5 copains, et on a créé le club, on était tout jeune, tout gamin. Mais on avait réussi à créer le club. » (Lucien) Au départ le club ne disposait que d’une seule équipe, puis il s’est étoffé et aujourd’hui le club dispose de plusieurs équipes dont deux féminines.

Le foot connu un grand succès dans le quartier, comme en témoigne Georgette « Oui le foot. Moi j’y ai passé mes dimanches matins. Je disais à l’Abbé Grelier : je ne peux pas aller à la messe ce matin ». J’emmenais les jeunes, j’avais une Ariane, mon dieu, comment j’ai fait pour ne pas avoir d’accident. 7-8 gosses, entassés, tant qu’on pouvait en mettre un dans l’Ariane … et je m’en allais les conduire sur les terrains. »

Le développement du football dans le quartier s’accompagne de l’apparition dans le Pin Sec et la Pilotière, de terrains de sport « il n’y avait pas d’équipement sportif dans le coin à ce moment là, c’était que des champs«  (Lucien) Les terrains sont modernisés, même s’il fallait à chaque match retracer les lignes du terrain.

D’autres activités se sont ensuite implantées dans le quartier « on faisait de la gymnastique, du judo, du basket » (Jacqueline et Gabrielle)

Puis le quartier a connu des évolutions « Maintenant, il y a des salles de sport mais avant il n’y avait rien du tout. Le gymnase Urbain Leverrier, la salle de sport musculation du Radar, ça ne fait même pas une dizaine d’année qu’elle existe. »

Aujourd’hui il y a plus de locaux, et les activités sportives proposées sont beaucoup plus diversifiées, ne serait-ce qu’avec les activités que l’on trouve au centre socioculturel comme la capoeira, le hip-hop, la gym, le taekwondo…