Les domaines

Domaine de Bel Air

Nous avons très peu de traces du passé de ce domaine. On sait qu’il a été construit au 19e siècle. Les premiers éléments que l’on peut trouver sur ce domaine de Bel Air, se trouvent aux Archives municipales. En effet celles-ci ont conservé des documents datant d’août 1839. Mme Blanloeil y demandait à
l’Architecte-voyer de la Ville de Nantes l’autorisation de faire construire un mur pour clore sa propriété de Bel Air située dans le chemin de la Pilotière. (Actuelle rue Louis Guiotton)

 

Toutefois, on sait que, dans la rue Félix Ménétrier, le château de Bel Air appartenait à la famille de la Foie propriétaire des engrais du même nom. Après-guerre, il a été racheté par le docteur Desplanques. Le château est encore debout aujourd’hui, il se situe entre les rues Félix Ménétrier, Louis Guiotton et Augustin Fresnel. Le domaine est entouré de grands tilleuls. Il était entouré auparavant de grandes tenues maraîchères.

 

Domaine de la Grande Garenne

 

Qu’est-ce que le domaine de la Grande Garenne ? Michel nous explique : « La Grande Garenne, c’était des bois. Il y avait un château avec un grand parc, une ferme et des prés avec des vaches. »

 

En effet, ce domaine de la Grande Garenne était une grande propriété de 5 hectares bâti au 18e siècle, avec un château, un étang au milieu d’un parc boisé, un terrain de tennis et une ferme. «Je suis né dans la propriété du château de la Grande Garenne. Je peux vous dire qu’elle était délimitée par ce qui est aujourd’hui la rue Félix Ménétrier, la rue Augustin Fresnel, l’actuelle salle du Radar et la rue Urbain Leverrier. Dans cet espace de 5 hectares, se trouvait le château de la Grande Garenne, la ferme et des chemins qui sont devenus des rues du quartier. Il y avait un étang et un puits au niveau de l’actuelle cour de l’école et de la rue Jean-François Champollion. » (Eugène)

 

Cette propriété appartenait à M. Nassivet, un ingénieur. Il est l’un des inventeurs avec M. Aunillon de la machine à battre. Le fermier M. Rigaud y a cultivé le blé et y a élevé des vaches laitières jusqu’en 1956. Avec la guerre, le domaine connut des évolutions « A 14 ans, j’ai pris le relais de l’exploitation. En 1952, je suis parti pour le service militaire et quand je suis rentré en 1954, il était déjà question de la vente de la ferme. Les premières constructions du Pin Sec étaient déjà commencées vers l’église Saint-Jean Baptiste et le Radar. » La ferme du château était la plus proche de Nantes en direction de Paris. Certains couples venaient se retrouver dans les taillis du parc.

 

Avant la vente du terrain et la démolition du château, plusieurs occupants se sont succédés, tel que M. Gautier, le directeur de la maison Gautier qui s’occupait de l’installation de minoterie. Sur cette propriété, a été construit le quartier du Pin Sec (le « Vieux Pin Sec » ou le « 1er Pin Sec ») et de la Grande Garenne ainsi que l’école Urbain Leverrier.

 

Aujourd’hui il ne subsiste de ce domaine que des arbres très anciens et la pièce d’eau du domaine qui est la pataugeoire que l’on trouve au milieu des immeubles de la Grande Garenne. Concernant cet étang, certains racontent que les enfants essayaient d’attraper les poissons rouges qui s’y trouvaient tout en faisant attention de ne pas se faire prendre par le gardien Zydore.